mercredi 29 juin 2016

Carnage paranoïaque



Prenant cela pour une invite à poursuivre, l'homme se mit à la besogner de plus belle. 
Son corps, gélatineux et flasque, faisait comme des vagues au gré des mouvements de son bassin. 
La force qu'il y mettait en aurait sans doute éventré plus d'une.


Clotilde et Vanessa sont jeunes. Belles. Et mariées. 
Elles ont décidé de s’offrir un lieu rien qu’à elles pour abriter leur amour. 
Une ferme, à l’écart de la civilisation. Mais peut-être un peu trop à l’écart, justement.

(Illustration: Willy Favre)




Un relent de vase roulait pareil à un courant sous-marin dans l’air saturé de puanteurs. La nuit du trente et un juillet 201., une semaine après la mort de Jeannine et Bernard Locuste, il se trouva dans le salon aux meubles repoussés contre les murs, occupant un très grand cercle rouge dessiné à la craie, un crapaud noir gros comme un car de flics.


Si Lovecraft avait absorbé les mêmes drogues que Philip K. Dick, il aurait pu imaginer cette histoire. Si Manchette en avait entendu parler, il aurait pu la raconter à Siébert en apparaissant à minuit, un soir de pleine lune, à une croisée de chemins. Et si Siébert était aussi cinglé qu'on le dit, il aurait écrit ce bouquin. 

 (Illustration: DeshumanisArt)


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