lundi 23 novembre 2015

Greta (dans le) Bayou (un soir de) Pleine Lune


Ses yeux crevés sous le tranchant des crocs explosent comme des cloques gorgées d'eau maligne ; sa peau lardée de coups de griffes acérées se détend, élastique, puis s'arrache en lambeaux ; ses cuisses entamées par une fureur carnassière dévoilent des os fumants de chaleur dans le froid hivernal.

Quatre citadins. Une ferme. Une nature hostile.
Des créatures indéterminées qui rôdent dehors dans la nuit.
Heureusement, la famille Caster est accueillante.
Dans les bois, personne ne vous verra saigner.

(Illustration : Vitta Van Der Vuulv)



L'introduction dans l'anus est moins évidente que supposée, car l'orifice est vierge de pénétrations antérieures. Mais Greta pousse durement en tenant la poire d'angoisse à deux doigts. Et commence à tourner. La vis provoque lentement l'écartement des quatre portions formant la partie charnue. Les chairs s'ouvrent. De plus en plus. La victime gueule. Les parois éclatent. Le sang coule. De la merde aussi. Greta se régale.

Une prison dans le désert. Un lieu hors du monde et inhumain.
Greta a accepté d'y travailler. Pour son malheur.
Car après avoir craqué, elle passe de l'autre côté.
Celui des détenus. Et son calvaire ne fait que commencer. 

 (Illustration : Vitta Van Der Vuulv)



La saisissant brutalement par les cheveux, il lui bascula la tête en arrière et sortit sa queue immense, dure et traversée de veines bleuâtres. Il força les globes oculaires avec son gland et les creva. Une purée ressemblant à des glaires s'écoula des orbites violées. La vieille femme hurla, le visage pétrifié par la douleur. La bite fouillait les cavités crevées par des coups de reins à un rythme endiablé.

Le bayou dévore tout. Les corps et les âmes.
Sacrifices vaudous, braconnage zoophile et crimes racistes sont monnaie courante dans cet enfer végétal. On y lynche même des shérifs. Qui détient la vérité ?
La prêtresse aux seins lourds, le KKK ou ce gnome au regard étrange ?

(Illustration : Willy Favre)

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