jeudi 2 avril 2015

En avril, découvre-toi un fil (celui de la lame placée sous ta gorge)


Pour fêter ses deux ans d’existence, bébé TRASH a décidé de sortir trois nouveaux romans. Il est comme ça, bébé TRASH. C’est son anniversaire, et il fait des cadeaux. Des cadeaux pas tout à fait gratuits, certes, mais dont le prix est quand même sans équivalent sur le marché de la viande du livre, je me permets de le rappeler au passage. Trois nouveaux romans, disais-je. Signés par trois auteurs différents, que je vais vous présenter pas plus tard que tout de suite.
 
Janus, je sais que certains s’interrogent déjà très fort à son sujet. Alors, même s’il est hors de question d’abattre toutes nos cartes en une fois, on va quand même lâcher quelques infos, parce qu’on n’est pas des chiens (à part l’un d’entre nous, vous savez de qui je veux parler). L’auteur dissimulé derrière le pseudonyme de Janus (car oui, il s’agit bien d’un pseudo) a déjà été publié. À plusieurs reprises et sous son véritable nom. Il a écrit un certain nombre de nouvelles et deux romans. Qu’on peut trouver en numérique et en papier. Ce n’est d’ailleurs qu’un début, car l’individu a beaucoup de talent. Et des projets en pagaille. Et s’il a choisi de signer son roman chez nous sous pseudo, ce n’est pas du tout parce qu’il ne l’assume pas. Au contraire. Ce qui tombe plutôt bien, parce que 1) chez TRASH, on préfère ceux qui plaident coupables et 2) les coupables, on a que l’embarras du choix dans Lumpen. Et qui dit coupables, dit victimes. Le problème, c’est que dans ce bouquin les frontières sont floues, toutes repeintes qu’elles sont en rouge, brun et noir. Et puis il y a des corps démembrés partout, alors c’est pas forcément facile d’y retrouver ses petits. Lumpen. Mieux qu'un roman, un manifeste. Pour achever ceux qui ont survécu à la lecture de MurderProd et Nuit Noire.

Romain d’Huissier, lui, on le connaît. Multirécidiviste de la plume, le gaillard écrit vite et bien. Vraiment vite et vraiment bien, j’insiste. Nous avons ainsi pu lire ces dernières années une douzaine de nouvelles de son crû, dans des anthologies notamment éditées chez Rivière Blanche et Malpertuis. Mais Seppuku n’est pas son premier long format, loin s’en faut. Car Romain est aussi responsable du - pour l’instant - diptyque Les chroniques du Jiang Hu, disponible chez nos amis du Carnoplaste, éditeur de fascicules. Or les fascicules ne sont pas, comme chacun sait, de longues nouvelles, mais de courts romans. Un peu comme chez TRASH, donc. Puis, comme si ça ne suffisait pas, le gaillard a aussi entrepris de développer l’univers des comics Hexagon, qu’il maîtrise sur le bout des doigts. En résulte deux romans survoltés, Matière noire et La guerre des immortels, parus chez Rivière Blanche. Mais Romain a plus d’une corde à son arc. C’est ainsi que quand il nous a proposé un pitch bourré de têtes coupées, de tentacules et de guerriers mutilés, nous n’avons pas hésité longtemps. Nous sommes donc ravis de l’accueillir, avec ce mélange explosif de Baby Cart, Urotsukidoji et Story of Ricky. Seppuku, ou quand l'Extrême-Orient rencontre l'Orient extrême.

Quant à Gilles Bergal, il faudrait presque un billet individuel pour le présenter. Et encore. Auteur polyvalent dans la grande tradition des écrivains populaires que nous affectionnons, il commence au Fleuve Noir, avec cinq romans parus sous trois identités différentes dans les collections Gore, Anticipation et Aventures et Mystères. Puis il décide d’abandonner les pseudonymes pour signer sous le nom de Gilbert Gallerne deux essais dans la collection Crime Story, avant de délaisser le Fantastique pour le Thriller. Suivra une dizaine de romans, dont le fameux Au pays des ombres, récompensé par le Prix du Quai des Orfèvres en 2010. Mais Gilles Bergal n’est pas mort, en tout cas Philippe Ward, directeur de collection de Rivière Blanche et grand admirateur de l’auteur, ne tient pas à l’abandonner. C’est ainsi que paraissent en 2007 deux épais volumes, Amok et La nuit des hommes-loups, rassemblant pas moins de trois romans et deux recueils de nouvelles. Depuis lors, Gilbert Gallerne semblait néanmoins avoir repris le dessus, en s’occupant lui-même de la réédition de ses écrits au format numérique. C’est alors que TRASH est arrivé, et je laisse l’auteur vous raconter la suite : « Intrigué par l’apparition de cette petite maison d’édition, surpris par l’excellente bible de David Didelot Gore, dissection d’une collection, et poussé dans le dos depuis des années par les amis François Darnaudet et Philippe Ward, je me suis senti comme un arrière-goût de nostalgie pour ces années Gore. Il n’en fallait pas plus (mais pas moins) pour que Gilbert Gallerne accepte de relâcher Gilles Bergal qu’il gardait enfermé depuis des années. » Et voilà le résultat. Gore story, ou le retour de Gilles Bergal. Après Brice Tarvel et Christian Vilà, un troisième ancien de Gore intègre notre collection. Nous en sommes à la fois heureux et fiers.

Cette cinquième cuvée-couvée saignante sera disponible à la fin du mois. En attendant, restez aux aguets, parce qu’on va bientôt balancer les couvertures. Et là aussi, il y a du lourd.

3 commentaires:

  1. Doit-on vraiment vous dire qu'on est impatient ? Non, bien sûr, vous le savez. Mais comme ça ne fait pas de tort de vous le susurrer délicatement à l'oreille, on ne va pas se gêner.

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  2. Je vais directement le dire à mon amie et à sa cousine, qui sont fans :)
    Et hop, un petit lien redirigé !

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  3. Mmmh...
    Vous savez que chez TRASH on aime beaucoup les anonymes ?
    Surtout celles et ceux qui nous susurrent délicatement des choses gentilles à l'oreille ?
    Et on aime bien les amies, aussi. Leurs cousines aussi, d'ailleurs.

    On dirait pas, comme ça, mais TRASH n'est qu'amour.
    Enfin presque. Parce que ça, c'est pour ceux qui nous aiment.
    Pour les autres, on a des congélateurs. Des grands.

    Merci pour vos messages. TRASH loves you.

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