jeudi 5 décembre 2013

Vous en voulez enGORE ?

En attendant que nos lecteurs bien-aimés viennent donner leur ressenti à propos de notre deuxième vague, on a eu envie de vous parler d’un auteur qu’on aime beaucoup. Voici donc une fiche pratique rédigée par un certain Robert D. pour le collectif TRASH. Elle puise ses sources dans l’un des trois romans écrits par Christian Vilà pour la collection GORE.

À quoi reconnaît-on un roman Gore ? Déjà au fait que l’on y parle de « trilocouilles » et non de « trilobites ». Qu’un plongeur y meurt « ignoblement » car « ses chairs » sont « brûlées vives avant que sa combinaison de caoutchouc éclate comme un fruit trop mûr ». Qu’en 1986, on y cite déjà « Chavez », « métis de Latino et d’Indien », dont les « ancêtres rouges avaient chassé la baleine à l’aide de harpons de pierre ». Qu’une « aube » y est toujours « de sang » et « macule l’Orient ». Qu’on y voit « trois hommes poursuivre une adolescente » et « la violer à plusieurs reprises » avant que la pauvre soit « précipitée hurlante dans le cratère ».
Que le pont-promenade du bateau est salopé d’un « mélange de vomi, de sang et d’excréments ». Au fait que le steward s’efforce « de retenir ses intestins qui saillent entre les lèvres de la plaie ». Qu’une « souffrance indicible » déforme la face de la « femme nue » dont les « seins et le ventre avaient été dépecés ». Que la cruelle Gladys (aux griffes d’acier) « enfonce vicieusement ses doigts entre les cuisses de la gamine ». Qu’un « genou » écrase « les parties génitales de son adversaire ». Que les « intestins » jaillissent « en longs rubans agités de spasmes ». Et que « quelque chose de dur » s’insère « entre ses fesses » et pénètre « brutalement en elle ».

Voilà. Ami lecteur, si tu as l’habitude de feuilleter un livre avant de l’acheter, ces quelques repères t’aideront. S’il n’y a rien d’équivalent à tout cela dans celui que tu auras en mains, repose-le : ce n’est donc que du bas-morceau, du dispensable – de la littérature. Et si à ta demande le libraire ne sait donner de réponse avisée, plonge tes ongles dans ses tripes : il y a des chances qu’il te satisfasse la prochaine fois. Avec du TRASH dans ses rayons.

Notre exemple abondamment cité : Christian Vilà - L’océan cannibale - Gore No 32 (novembre 1986). Dans lequel vous trouverez un simple tumulus sous-marin devenir mamelon vorace puis volcan hyper magnétique gonflé comme un soleil de mort, hommes et femmes esclaves d’une abomination et enfin apocalypse – tout autant qu’électroencéphalogramme subitement plat.


Tapotons les vitres des jauges, voulez-vous ?

GORE : 8/10. Intestins déroulés au rendez-vous.
VIOLENCE : 8/10. Jolie valse entre les tortionnaires et leurs victimes.
SEXE : 8/10. Les sexes féminins ont un goût poivré.



1 commentaire:

  1. Et quand je pense que je ne possède pas ce bouquin ! Mais je mérite le fouet !!! Et le pire dans tout ça... c'est que je vais aimer la brûlure sanglante sur mes fesses bombées.

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