lundi 16 décembre 2013

Un samedi à Sèvres


Photo: Corvis (Thanx amigo)
Samedi, TRASH a passé la journée à Sèvres, à l’occasion des dixièmes rencontres de l’imaginaire. Et comme les festivals ne sont rien sans les personnes qui les fréquentent et les font vivre, je vais profiter de ce petit compte-rendu pour insister sur le mot « rencontres », car celles-ci n’ont justement rien eu d’ « imaginaire ». C’est parti pour le « name-dropping » :
Jean-Luc Rivera : à tout seigneur tout honneur, impossible de commencer sans mentionner et remercier le grand organisateur, sans lequel rien de tout cela ne serait possible, et qui s’est vu décerner la médaille de la ville. Une belle surprise pour lui, mais de l’avis général, une distinction amplement méritée.
Philippe Ward : autre récompensé du jour, le grand, au propre comme au figuré, directeur de collection de Rivière Blanche a obtenu le prix ActuSF de l’uchronie pour sa série Lasser, détective des dieux, coécrite avec Sylvie Miller, ce qui a déclenché un tonnerre d’applaudissements auquel un certain Julien H. et moi-même avons pris, vous vous en douterez, une part active. Philippe a été très sollicité tout au long de la journée, néanmoins nous avons quand même pris le temps d’échanger de petits cadeaux. C’est ainsi qu’il m’a remis mon exemplaire de la massive anthologie L’ombre de Judex, gagné récemment lors d’un concours sur son blog, et qu’il a naturellement récupéré les trois derniers TRASH au passage. Et nous avons aussi évoqué certains projets communs, dont je ne manquerai pas de vous reparler l’année prochaine…

Dominique Rocher : la grande dame de la collection Angoisse était également présente, accompagnée de son très sympathique petit-fils. J’ai eu l’immense plaisir de discuter avec elle de l’âge d’or du Fleuve Noir, et elle m’a dédicacé ses deux omnibus parus chez Rivière Blanche, non sans m’avoir dit des choses très touchantes au sujet de la préface que j’ai eu l’honneur de rédiger pour le deuxième en date. Un moment vraiment rare, et très émouvant.
Justine Niogret : il me tardait de faire la connaissance de l’extraordinaire auteur des romans Chien du heaume, Mordre le bouclier, Gueule de truie, Mordred, et Cœur de rouille. Je ne connaissais cette jeune femme que virtuellement, car j’effectue depuis quelques mois de menus travaux pour elle. Le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçu. Pas totalement impossible que je sois tombé amoureux d’elle, mais surtout ne lui répétez pas.
Christian Vilà : un vrai plaisir de retrouver Christian, qui venait pour signer l’anthologie officielle du festival, à laquelle il a contribué par une nouvelle dont le titre seul fait saliver : Les ravageurs. Et Christian nous a annoncé, en compagnie de son futur éditeur, le très sympathique Jérôme Vincent, que j’ai été ravi de revoir, après l’avoir rencontré au dernier Bloody Weekend, que ses trois Gore devraient ressortir en début d’année en numérique chez ActuSF !
Richard D. Nolane : auteur, entre beaucoup d’autres choses, du 118ème et dernier Gore, Les démons d’Abidjan, qu’il m’a très gentiment dédicacé, l’homme est, à l’instar de Thomas Bauduret, un « jeune vétéran » du roman populaire français. A ce titre, il connaît beaucoup, beaucoup de choses. Et il partage. En un mot : passionnant.
Thomas Bauduret, justement : toujours très classe, toujours débordant d’envies et de rêves qu’il travaille à transformer en réalités. Et toujours très intéressé par TRASH, ce qui ne gâche rien. Nous avons bien sûr évoqué nos activités actuelles respectives, mais aussi divers projets d’avenir… Cet homme est d’un enthousiasme dangereux. Car contagieux.

Thomas Geha : depuis plus de trois ans que je connais Thomas, je ne lui avais jamais connu une aussi folle actualité. Son dernier roman, Sous l’ombre des étoiles, vient de sortir chez Rivière Blanche. Son diptyque de Fantasy Le Sabre de sang paraîtra le 14 février prochain chez Folio, suivi une semaine plus tard de l’intégrale de son cycle Post-Apo des Alone chez Critic dans la collection Les trésors de la Rivière Blanche. Suite à quoi il y aura encore un Thriller jeunesse chez Rageot début avril ! Ah, j’oubliais : Thomas avait aussi une nouvelle dans l’anthologie du festival. Et avec tout ça il a quand même pris le temps de nous payer une bière. Parce que l’homme garde quand même le sens des priorités. Qu’on se le dise.
Brice Tarvel et Madame : le premier a terminé le premier jet de son futur roman TRASH Charogne tango, et la seconde m’a dit tout le bien qu’elle en pensait. En attendant, je dois avouer que ça fait un drôle d’effet de voir un auteur de la dimension de Brice Tarvel s’installer à sa table de dédicaces et d’aller lui remettre un stock de Silence rouge en pensant « je suis l’éditeur de cet homme-là ». Séquence émotion, là encore.
Jean-Luc Boutel et son épouse : je n’ai pu hélas passer autant de temps en leur compagnie que j’aurais voulu. Il faut dire que madame n’est arrivée que l’après-midi, et que monsieur, auteur du fascicule Sérénade sélénite, président du Club des Savanturiers (confrérie réunissant des passionnés de littérature populaire ancienne), chroniqueur émérite et conférencier, a passé la journée à courir partout. Partie remise, sans aucun doute.

Nelly Chadour et Marija Nielsen : respectivement auteurs des fascicules Les aventures de Diane d’Aventin et L’ile aux chimpanzés, elles sont venues toutes les deux parées de leur charmant sourire, de leur humour dévastateur et de leurs beaux tatouages. Les filles, ça a été un immense plaisir de vous rencontrer. Notre présence commune derrière le stand du Carnoplaste se justifiera bientôt encore davantage. J’ai déjà hâte de pouvoir reparler de vous plus longuement. A très bientôt pour la suite…
Romain d’Huissier : auteur d’une bonne dizaine de nouvelles, des deux fascicules Les chroniques du jiang hu au Carnoplaste et des deux romans Hexagon : Matière noire et La guerre des immortels chez Rivière Blanche. Un CV massif, qui s’étoffera prochainement, parce que le gaillard en a encore sous le pied. Un auteur de plus à suivre de très près.
Les Artistes Fous Associés : en pleine préparation de leur troisième recueil de nouvelles, ils étaient représentés hier par l’infatigable et passionné Corvis, leur éminent secrétaire Vinze et un étrange et volubile individu triplement masqué. L’indépendance en action, beaucoup de cœur et de l’énergie à revendre : comment ne pas souscrire – et soutenir ?
Le club des Savanturiers : (dont j’ai désormais l’honneur de faire partie : ma carte de membre officiel le prouve) une bonne trentaine de ses membres ont pu trinquer ensemble grâce à la générosité de l’un d’entre eux, qui s’était muni d’une belle bouteille de liqueur sud-américaine ambrée pour la circonstance. La classe.
Phil le Poulpe : inconditionnel soutien du Carno, membre émérite du Club des Savanturiers, collectionneur gourmand et gourmet à la fois. Sa gentillesse et sa disponibilité ont une nouvelle fois fait merveille.
Enfin, croisés furtivement, par le biais d’un petit regard complice, d’un bonjour amical ou d’un bref échange : le grand Philippe Caza, que je n’avais pas vu depuis trois ans, le très élégant Christophe Thill de Malpertuis, et le corsaire Laurent Whale, désormais barbu mais toujours aussi fringant.

Et bien entendu, parce qu’il convient de garder le meilleur pour la fin,  le bloc « CarnoTrash » constitué de l’éminent Robert Darvel et du polymasqué Julien H. Bon, je ne vais pas m’étendre sur leur cas. D’une part, ce serait sale. De deux, si vous êtes là à lire ce compte-rendu, vous savez déjà de quoi il retourne en ce qui concerne ces deux individus. Ils sont irrécupérables, et c’est bien pour ça qu’on les aime.
Un petit mot encore afin de mentionner tous ceux qui nous ont fait la gentillesse de s’arrêter à notre stand pour discuter avec nous et/ou acheter nos bouquins. Parce que bien sûr, TRASH n’était pas venu à Sèvres seulement pour revoir les copains ou s’en faire de nouveaux. On avait des bouquins à vendre. Et nous sommes venus, nous avons vu, et nous avons vendu. Quant à savoir si les lecteurs seront vaincus, ce n’est plus de notre ressort. Grand merci pour votre soutien en tout cas.
En résumé, les rencontres de l’imaginaire de Sèvres n’ont qu’un seul défaut : celui de ne durer qu’une journée. Mais en l’état, il s’agit d’une manifestation d’une densité à nulle autre pareille. Vous qui n’êtes pas venu, pleurez, maintenant. Et bloquez dès à présent cette date pour l’année prochaine.

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