lundi 15 avril 2013

NECROPORNO


NECROPORNO

Un roman de Robert Darvel, illustré par Willy Favre.
Notre numéro 1 !!

Extrait: 

...[il gratte, gratte, gratte ses aisselles enflammées par le va-et-vient de ses bras, il se gratte les reins, son bas-ventre est rouge, et pourtant rien ne le soulage de l'atrocité qui lui dévore l'aine. C'est comme si ses chairs grouillaient d'une effervescence de termitière, quelque chose d'inouï, une fièvre, un émiettement, tout à l'heure il s'est pissé dessus, hurlant de douleur, du sang mêlé à son urine, suivi d'une humeur blanche, son gland ressemblait à la tête de Ash dans Alien, enflammé, moussu, baveux.]...

9 commentaires:

  1. Bonjour madame !
    Voulez-vous m'épouser ?

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  2. Pour le meilleur et pour le putrescent ?
    Vous pouvez embrasser les vers de la mariée...

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  3. Elle est mignonne comme tout. Et pas farouche pour un sou. La femme parfaite.

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  4. Bonjour à toutes et à tous, j'ai une question au sujet de l'image, où on voit une femme qui rit mais dont le vagin est caché par un X... Est-ce que cela correspond au livre ? Pourquoi cette censure ?

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  5. Ce n'est peut-être pas une censure mais un tatouage. Et dans le livre, son vagin n'est plus là : il lui est tombé sur les genoux.

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  6. Je vois toujours le X noir de la censure sur l'image... Tant pis ! merci en tous cas de m'avoir répondu.

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  7. Mais vous insistez, gourmand !

    Pour vous répondre une fois pour toute:
    Le livre ne contient aucune censure et si vous avez l'occasion de l'ouvrir pour le parcourir quand il sera sorti, je vous encourage à le faire. Vous constaterez que les scènes n'ont aucunement souffert d'une quelconque censure et qu'il constitue probablement un exemple de littérature jusqu'auboutiste gore comme on n'en a peu vu. Oui, oui, oui.

    Pour la couverture, c'est notre choix de proposer des scènes abjectes et/ou érotiques mais non clairement pornographiques pour ne pas avoir à présenter les livres sous pli occulte lors d'éventuels salons.

    En espérant avoir répondu à vos doutes,

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    1. Merci pour ces éclaircissements. Je comprends ce que vous dites au sujet du livre. Pour ce qui est du symbole utilisé sur la couverture, je constate que vous faites le même choix que les medias de masse, comme les journaux à 20h sur tf1 ou France 2, où l'on peut montrer des corps décharnés, démembrés, des yeux exorbités, mais surtout pas de sexe ! C'est symptomatique de notre société morbide et prude à la fois. J'aurais préféré que vous m'expliquiez que l'utilisation du signe de censure était une satire de cette société aberrante... Non, vous en respectez les codes. Je ne peux que le regretter.

      Néanmoins, vous vous doutez bien que si j'ai appris l'existence de votre jeune maison d'édition, c'est parce que je m'intéresse de près aux mêmes thématiques que vous. Par conséquent, je vous souhaite toute l'audace possible, et j'achèterai dès qu'il sera disponible votre numéro 3, qui par son résumé et sa couverture semble être le plus radical des livres que vous proposez.

      Un amateur de "porno"

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    2. Merci pour ton intérêt à notre égard. (Je me permets le tutoiement, plus convivial et conforme à notre mode de communication, en espérant que tu ne t’en offusqueras pas). Pour être tout à fait transparent avec toi, nous aurions pu en effet demander à nos illustrateurs de réaliser des couvertures explicites. Sauf qu’en procédant ainsi nous nous serions tirés une balle dans le pied, et aurions été contraints de couvrir nos livres pour être un minimum diffusés. Or nous ne souhaitons pas gâcher l'impact de nos couvertures – que tu es le premier à trouver timorées -, ni nous trouver relégués dans un quelconque guetto.

      Et il n’y a là aucun mépris à l’égard des sex-shops, ni aucune inféodation à TF2 ou à je ne sais quelle puante chapelle bien-pensante. Gore était une collection de littérature populaire. Trash, qui s’en réclame, entend, dans la mesure de ses modestes moyens, perpétuer cette tradition en poussant le bouchon plus loin. Et ce n’est pas parce qu’il nous a semblé adapté de contourner les diktats appliqués au graphisme afin de ne pas perdre en route cet aspect de notre identité que cela fait de nous des invités potentiels chez Ruquier.

      Peut-être jugeras-tu aussi notre prose trop tiède : je puis néanmoins t’assurer qu’elle n’a subi aucune forme de censure. Mais je préfèrerais quand même que tu nous lises avant de nous accuser de « respecter les codes ». Je te suggère d’ailleurs de ne pas te contenter de Bloodfist, mais de te tourner aussi vers les deux autres romans. A chaque auteur correspond un style, et une approche du Hardgore différente. Tu sembles être un lecteur exigeant, radical et curieux, et je m’en réjouis. J’espère maintenant que nos écrits te convaincront davantage que nos partis pris visuels et que tu reviendras par ici pour nous transmettre tes opinions.

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