vendredi 8 mars 2013

Le GORE, c'est bon, mangez-en !




Le Collectif TRASH n'est pas né de rien. La collection GORE, éditée au Fleuve Noir, comptant 118 romans, active durant toute la fin des années 80, représente un peu notre môman spirituelle. Celle dont on était si proche et dont on n'a pas supporté qu'elle crève et donc qu'on a déterré puis becté après que la viande ait faisandé pendant un moment. Pour ensuite vomir de petits nodules putréfiés qu'on commençait pourtant à digérer. Je l'avais bien dit à Schweinhund qu'il fallait plus de sauce barbecue...

Et comme on aime bien vous faire profiter de ce qu'on rend, le collectif TRASH vous propose de tout petits résumés de bouquins GORE qu'on trouve bien sympathiques à lire. 

Ces petites chroniques, pour les plus attentifs d'entre-vous, sont déjà, pour certaines, parues dans le fanzine La Tête en l'ère, la publication de l'asso ImaJn'ère, où sévissent déjà une partie des membres de cette troupe dégénérée. 


Commençons par Les Larvoïdes, de Shaun Hutson.
Gore n°15, édité en janvier 1986


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Ça raconte quoi ?

Harold Pierce a un lourd passé. Il a fait brûler accidentellement sa maison, avec son petit frère à l’intérieur. Le livre s’ouvre d’ailleurs sur la mort du nouveau né (on a rarement vu introduction plus jusqu’au-boutiste dans la démarche gore). Depuis, il vit à l’asile. Mais quand celui-ci ferme ses portes, il est recueilli par un hôpital qui lui propose un job d’homme d’entretien et une petite maison de fonction. Un travail ingrat qui contente cependant Harold, routinier, discret et plutôt asocial. Jusqu’à ce qu’on lui demande de faire brûler les corps des fœtus avortés dans le four crématoire de l’hôpital. Là, ça commence à salement dégénérer.

Dans le même temps, Paul Harvey, un tueur sanguinaire, est en cavale tandis que – ce qui n’a rien à voir – plusieurs femmes sont sur le point d’avorter dans ce même hôpital.

Le cocktail se met en place, un cocktail au goût ferreux, à la note légèrement putrescente et au rond heu… piquant.

Pourquoi lire ce Gore ?

Parce que c’est un roman qui prend aux tripes, évoque des thèmes très durs comme l’avortement, sans se préoccuper de ménager le lecteur. Parce que des avortons (littéralement) maléfiques qui reviennent à la vie pour se nourrir des vivants, c’est quand même cinématographique en diable. Parce que le roman se dévore en quelques heures, sans trop de temps morts et avec une galerie de personnages bien typés.

Et les jauges ?

Ces jauges ne sont en aucun cas une note de « réussite », c’est juste notre manière affectueuse d’évaluer à quel point les dégradés de rouge deviennent ici des rouges dégradants.

GORE et tripailles : 9/10
VIOLENCE et scènes choc : 9/10
SEXE et heu… cul : 4/10 (avec cependant une très belle scène purement gratuite, c’est ça qu’est bon !)

Alors, ça vaut le coup ?

Fonce, Alphonse (désolé, aimable lecteur si tu ne t’appelles pas Alphonse), ce petit roman bien crado est même l’idéal pour découvrir la collection. Sans tabous, bien trashos, il met dans le bain direct. Shaun Hutson est d’ailleurs coupable d’autres méfaits chez Gore, comme La Mort Visqueuse, en deux tomes, parce que comme chacun sait, plus c’est long…
Donc si t’en reveux, y’en re-n’a !


A bientôt pour une nouvelle chronique ! Et en attendant, n'oubliez pas, mangez du boeuf roumain ! 

1 commentaire:

  1. Aaah, du Shaun Hutson au petit déjeuner, quelle belle idée !
    Vraiment du premier choix pour cette rubrique dont l'objectif est de vous aider à patienter jusqu'au moment béni où vous pourrez vous repaître de nos propres déjections...
    Après ça, qu'on ne vienne pas nous dire qu'on ne prend pas soin de nos lecteurs ;)
    Et, comme le précise à juste titre Julien, n'oubliez pas la sauce barbe-cul, vous savez, celle qui pique et qui arrache !

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